Une personne, tête appuyée sur ses genoux, visage caché, exprime solitude et fatigue émotionnelle. La posture reflète tristesse, rumination et manque d’énergie.

Dysthymie : l’éternelle misère

Aujourd’hui, je t’apprends un nouveau mot : Dysthymie (triple point au Scrabble).

Mais je te sens venir ! Qu’est-ce que la Dysthymie ? C’est un trouble dépressif persistant, aussi appelé « Je suis tout le temps triste ». Laisse-moi t’expliquer davantage.

Chez moi, la dysthymie se présente ainsi : s’autotaper sur la tête et ruminer le passé. Une chose m’arrive et je vais la ruminer dans ma tête pendant des siècles et des siècles, AMEN !

Pour la plupart des gens qui en souffre, on parle d’irritabilité et de colère continue. Pour ma part, je n’ai pas eu cette peine lorsqu’on m’a octroyée ma sentence. Je ne suis pas capable de colère, et ce, peu importe ce qu’il se passe. Je vais pleurer, beaucoup même, mais être fâchée ? Non, jamais ! Même lorsque je me chicane avec quelqu’un, je n’arrive pas à ressentir de la colère à proprement parler. Je vais plutôt verser toutes les larmes de mon corps. Les gens trouvent ça ben étrange, mais bon… c’est moi.

Femme assise dans un fauteuil, la tête baissée et le regard vide, illustrant la tristesse persistante, la fatigue et la rumination liées à la dysthymie.Être toujours triste, c’est être majoritairement au neutre. C’est un peu comme si tu étais dans un aquarium et que tu étais le poisson rouge. Tout est pareil tout le temps, tu tournes en rond. Et chaque creux s’apparente à un enfant qui tape sur le bol pour avoir de l’attention. C’est ultra-fatiguant, et surtout très demandant. Je passerais donc beaucoup de temps cachée, dans la noirceur, à vivre ma peine et ma fatigue. Mais je ne peux pas, car je dois faire semblant d’être une humaine « normale ». Les seuls moments où je ne suis pas au neutre, c’est lorsque je suis dans un gros « down ».

Parce qu’effectivement, quand tu dis dysthymie, tu dis aussi « aucune énergie ». Il m’est si difficile de trouver de l’énergie en moi, peu importe la raison. Toutes mes journées, je les débute avec une batterie déjà à moitié vide, même avec une bonne nuit de sommeil. Alors, elle se vide très rapidement. Faire mon ménage : deux coches de batterie en moins. Aller faire l’épicerie : au moins six coches en moins.

Pour tous mes autres symptômes, ils peuvent être confondus avec ceux de mes autres diagnostics. Par exemple, je mange beaucoup mes émotions. Cela dit, ça peut être également lié au diagnostic de TPL. J’ai un immense manque de concentration, mais dû en grande partie au diagnostic de TDAH.

Et l’insomnie…….. Ah l’insomnie ! Probablement dû à tous mes diagnostics. Mais sérieusement, y a-t-il encore quelqu’un qui arrive à dormir en 2025 ? L’industrie des cache-cernes ferait vraiment la passe de cash avec moi. Sérieusement, je passerais au moins deux tubes par semaine si j’en mettais. C’est n’importe quoi !

Bref, le sommeil… Personne n’arrive vraiment à comprendre la cause de mon insomnie. C’est quand même assez particulier, non ? Je passerais mes journées à dormir, mais quand arrive la nuit, cette fatigue n’arrive pas à se transformer en sommeil.

Alors voilà, j’espère t’avoir éclairé un peu concernant ce diagnostic méconnu.

À plus !

 

— Annie

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