Une femme, l’air triste et pensive, reçoit le soutien d’une autre personne qui pose une main réconfortante sur son épaule, illustrant la difficulté d’un deuil lié à la fin d’un suivi psychologique.

La fin d’un suivi psychologique : un deuil difficile

La relation aidant-aidé est une relation précieuse, qui prend du temps à construire. Cela a un impact primordial sur la réussite des objectifs du suivi. Que se passe-t-il, lorsque le suivi se termine, alors que nous en ressentions encore le besoin ?

D’emblée, lorsque nous ressentons le besoin ou avons une référence afin de consulter un professionnel, cela peut être une tâche ardue : trouver le professionnel, liste d’attente, se voir assigner un professionnel par son Programme d’Aide aux Employés, etc. Le bon match ne se fait pas automatiquement. Avec de la chance, cela fonctionnera du premier coup. Toutefois, cela peut nécessiter plusieurs essais avant de rencontrer quelqu’un avec qui ça clique vraiment.

Lorsque nous trouvons finalement l’aidant qui nous convient, vient le moment de développer un lien de confiance… Cela peut être plus ou moins long. Lorsque j’ai rencontré ma psy pour la première fois, j’ai été chanceuse, ce fut concluant. Malgré tout, il m’a quand même fallu de nombreuses séances avant de commencer à m’ouvrir. Ce n’est pas parce que je suis une professionnelle en santé mentale que c’est plus facile de le faire pour autant. Une fois le lien de confiance établi, en respectant mon rythme, elle m’a accompagnée tout au long de mon cheminement intérieur, qui a duré un an et demi.

Puis, un jour, le suivi cessa.

Bien que j’aie atteint la plupart de mes objectifs, ce fut un deuil. Pour bien des motifs, un suivi peut se terminer abruptement. C’était mon cas. Le deuil que j’ai eu à faire était celui de savoir qu’elle ne serait plus là. Elle prenait sa retraite. Je n’avais donc plus la possibilité de la recontacter au besoin. Je l’ai su alors qu’il restait un mois avant son départ. Peut-être me l’avait-elle dit plus tôt, mais que j’avais oublié ? Elle croyait vraiment m’en avoir informée. Un CHOC. Je me rappellerai toujours ce jour-là. J’ai tellement pleuré en voiture, sur le chemin du retour…

En même temps, je sais que cela peut paraître étrange, mais… qu’est-ce qui m’a mise dans cet état vis-à-vis de ma psy ? La relation de confiance était très présente, très forte. Pour moi, c’était un deuil immense à traverser : possiblement que je n’aurais pas réagi de cette façon si j’avais su que j’aurais la possibilité de la recontacter, au besoin. D’une certaine façon, son bureau était devenu mon lieu sécuritaire, mon refuge. J’avais l’impression qu’elle partait avec une partie de ma vie, de mes secrets. Aussi, il y avait la peur de devoir tout reprendre à zéro avec un autre professionnel…

Lorsque c’est la fin et qu’il n’y a plus de retour possible, il s’agit d’un deuil à faire et cela prend du temps. Encore aujourd’hui, il m’arrive de repenser à certaines de nos conversations. Elles me manquent.

Sur une note plus positive, eh oui, j’ai trouvé une nouvelle professionnelle en qui j’ai une confiance totale !

Et vous, avez-vous déjà vécu ce type de deuil ?

— Stéphanie

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