Personne seule debout au centre d’une structure métallique, illustrant l’équilibre fragile et la tension intérieure vécus avec l’anxiété.

L’anxiété, ce mal si bien caché

Personne assise la tête entre les mains, illustrant la détresse et la pression intérieure vécues lors d’un épisode d’anxiété.Ha l’anxiété ! Cette petite bête qui te fait cogiter à longueur de journée, et bien trop souvent, toute la nuit. Ce mal invisible qui se cache tellement facilement derrière un simple sourire, une fausse bonne humeur.

Le nombre de fois où l’on m’a dit « t’as l’air bien ! », et pourtant… Si tu savais à quel point mon coeur peut battre rapidement sans que ça se voit. Si tu pouvais ressentir le début de migraine qui se pointe dans mon arcade sourcilière gauche, parce que je tente tant bien que mal de cacher ma panique, de contrôler ma respiration, de ne pas déborder en public.

Quand on me dit à quel point ça a l’air de bien aller mon retour au travail, j’ai juste envie de partir à rire. Un beau rire jaune, semi-diabolique qui se finirait sûrement par une petite crise de larmes, parce que non, mon retour au travail ne se passe pas si bien que ça. Me contrôler me demande une quantité d’énergie que je n’ai pas. Tenter de rester concentrée tout en se parlant constamment pour se rassurer, se calmer, se souvenir de ne pas dépasser ses limites, se donner la petite tape dans le dos qu’il faut pour avoir confiance en moi, se retenir de ne pas tout contrôler, c’est épuisant.

Je parle du travail, mais l’anxiété est partout. Dans la maison dès qu’un imprévu surgit. Dans la voiture, si je ne sais pas où je vais ou si l’itinéraire est perturbé par des travaux, c’est encore pire si je dois affronter du trafic (et pour moi « du trafic » c’est 3 voies avec moi au centre). L’anxiété est au restaurant où je n’ai jamais mis les pieds. Dans le magasin trop achalandé. Dans l’épicerie qui a changé l’emplacement de ses produits. Dans un courriel d’un des professeurs de ma grande pour me parler de son comportement. Dans la peine de mon fils, parce qu’il se fait intimider à l’école.

L’anxiété est partout. L’anxiété est cachée bien au fond de moi. Je suis comme une funambule qui se déplace sur la fine ligne qui me sépare de la crise de panique. Tu as déjà vu une réceptionniste avec un casque téléphonique et un voyant lumineux qui indique quand elle est en pleine conversation et donc, d’attendre pour la déranger. Eh bien, j’aimerais tellement avoir un petit voyant lumineux qui indique quand l’anxiété se pointe. Mon but n’étant pas de faire pitié, mais plus d’être comprise. De savoir quand on m’en demande trop, de savoir quand venir m’aider ou juste être au courant que l’anxiété m’habite.

 

— Virginie

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