Champ de blé sous un ciel orageux. De lourds nuages sombres s'accumulent à l’horizon, symbolisant la tempête intérieure et la vulnérabilité émotionnelle évoquées dans le texte.

Le chantier silencieux de mes émotions

Je rebâtis mes fondations.

Mme Anxiété, cette propriétaire parfois imprévisible, a décidé de rénover sa petite maison intérieure. Pas pour faire joli, ni pour impressionner les voisins, mais pour que cette demeure fragile tienne enfin le coup lors des futures tempêtes.

Parce que, pendant plusieurs années, cette maison a encaissé beaucoup de tornades, d’ouragans émotionnels et de pluies diluviennes auxquels même les meilleures structures auraient eu du mal à en ressortir indemnes.

Ces tempêtes, ce sont des moments de stress, d’angoisse, de larmes silencieuses. Une enfance difficile où les blessures s’accumulent, et cette anxiété qui s’invite sans prévenir, tel un orage au beau milieu d’une journée ensoleillée.

Alors forcément, les fondations se sont fragilisées.

Ces derniers temps, j’ai entamé plusieurs projets pour aider ma petite maison à mieux tenir le coup. C’est un vrai chantier d’essais et d’erreurs. Mais chacun d’entre eux doit être regardé avec soin. On ne peut pas rénover rapidement, on ne peut pas complètement oublier les fissures. Seul le temps fera son oeuvre.

Alors, si je suis plus silencieuse, distante, si je ne réponds pas toujours, ce n’est pas de ta faute. Loin de là ! Ce n’est pas que je ne veux pas, mais bien parce que j’en ai besoin. J’ai besoin de ce temps pour pleurer, pour respirer et réapprendre à me construire. Prendre soin de moi.

C’est le bordel à l’intérieur, mais c’est un chantier qui fait du bien.

Un jour, je sortirai de là, plus forte, plus solide, avec des fondations qui résisteront aux tempêtes.

 

— Jade

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