Femme assise, regardant par la fenêtre d’un air pensif. Une scène calme qui évoque l’introspection, la mémoire douloureuse et le poids invisible du traumatisme.

SSPT : enfin un mot sur ce que je vis

Cette semaine, on m’a dit que j’avais un diagnostic que je soupçonnais déjà : le SSPT, comme on l’appelle, le syndrome de stress post-traumatique.

Juste écrire ce texte me chavire…

Je m’en doutais bien. Une odeur, tout simplement, une apparence, un lieu, et me voilà replongée dans l’enfer que j’ai vécu. Je déteste profondément ces moments qui changent mon état d’être en une fraction de seconde.

C’est comme si j’avais perdu la mémoire, puis pouf, quelque chose me fait revivre ces instants du passé… que j’aurais préférés oublier. Le trouble affecte mes moments les plus beaux comme les plus douloureux. Des années parties dans la brume ! Par exemple, lorsque je vois mes enfants jouer, l’écho de certains souvenirs agréables me revient. Merci à ma mémoire d’être un peu plus douce avec moi, parfois.

Ce n’est pas tout, le SSPT déclenche aussi une montée soudaine d’anxiété en moi, souvent de façon imprévisible. Puis, la tristesse m’envahit, portée par toutes ces émotions qui remontent sans prévenir…

Pour moi, avoir un diagnostic, et consulter, ne fait pas de nous des gens faibles. Nous sommes tout simplement des personnes qui veulent être plus fortes et mieux dans leur peau.

Sincèrement, j’espère un jour pouvoir me libérer de tous ces déclencheurs. Apprendre à vivre avec un peu plus de calme intérieur et de clarté.

C’est le début d’un vrai chemin vers la guérison. Un chemin flou et imparfait pour l’instant, mais il est là. Il est réel.

Maintenant, je peux enfin dire que j’avance.

 

— Jade

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