Ombre d’une mère tenant la main de sa fille, projetée sur un sol pavé au coucher du soleil — symbole de lien, de résilience et de chemin partagé à travers la vie.

Trouver la lumière dans l’ombre

Il y a eu une période de ma vie où je ne faisais qu’exister. Je me levais chaque matin avec cette impression d’étouffer avant même que la journée commence. J’avais peur de tout ce qui m’attendait, alors je me contentais de traverser les heures en espérant qu’elles passent vite. Je survivais, sans plus.

Pendant longtemps, j’ai fonctionné comme un robot. Je faisais ce qu’il fallait faire, sans vraiment ressentir quoi que ce soit. Comme si j’étais déconnectée de moi-même, coupée de ce qui me faisait vibrer.

Et un jour, j’en ai eu assez. Ce n’était pas un grand moment de révélation, mais plutôt un petit déclic, mon coeur qui me disait que je ne pouvais plus continuer comme ça. J’ai compris que je devais changer quelque chose, mais je ne savais pas trop quoi ni par où commencer.

Je me suis réfugiée dans le travail et le sport je dois avouer que ça n’a peut-être pas été la meilleure des solutions. J’ai réalisé qu’en vérité, je fuyais. Je ne me permettais pas de guérir. Il fallait que j’apprenne à traverser mes tempêtes.

Ça n’a pas été facile. J’ai consulté plusieurs fois pour avoir de l’aide, mais jamais de réel suivi. Bien sûr, tsé, y’a de l’attende ! J’ai dû me confronter, par moi-même, à des souvenirs que j’aurais préférés oublier, à des blessures que j’avais enfouies depuis l’enfance. Essayer de comprendre tout ce que j’ai vécu, comment je réagis maintenant et pourquoi. Violence physique, violence psychologique, rejet, manque d’amour, regards blessants, etc. Tout ça m’avait façonnée. J’ai dû apprendre à essayer de mettre des mots sur ma douleur, à la regarder droit dans les yeux.

Et puis, à peine quelques années plus tard, j’ai eu ma fille. Elle a bouleversé ma vie, dans le bon sens, évidemment ! Quand je l’ai tenue dans mes bras pour la première fois, j’ai senti une force que je ne soupçonnais pas. Elle m’a donné une raison de me reconstruire, de vouloir faire mieux, d’être présente autrement. Pas juste en apparence, mais pour vrai de vrai.

Ce chemin n’a pas été linéaire. J’ai eu des petites rechutes, des moments où je pensais abandonner. Mais chaque fois, quelque chose en moi me ramenait à la surface. Une petite voix, un beau souvenir, le regard de ma fille. Elle me rappelle pourquoi je fais tout ça.

Je ne prétends pas être guérie de tout maintenant. J’essaie de me choisir, me pardonner et m’aimer comme je suis. Ce n’est pas facile, mais je suis fière du chemin parcouru jusqu’ici. Au fil du temps, je retrouve une certaine stabilité intérieure, une douceur que je ne croyais pas possible.

Alors si tu traverses toi aussi une période difficile, rappelle-toi que rien n’est figé. On peut renaître, même après des années de souffrance. Pas en effaçant ce qu’on a vécu, mais en apprenant à le transformer. Que même si tout te semble flou ou lourd aujourd’hui, fais-toi la promesse de continuer. Continue ton histoire. Un jour, tu vas te surprendre à sourire pour vrai. À ressentir la vie sans que ça fasse mal. Tu comprendras alors que tu n’as pas seulement survécu, tu as transformé cette douleur en une force incroyable.

 

Sarah

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